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vendredi 28 octobre 2016

Saintonge, il y a...

Il y a cette lumière qu'on  ne retrouve que dans certains fjords de Norvège. Cet éclat qui a attiré tant de palettes naïves ou géniales.
Il y a cette mer, rongeuse à la Côte, sournoise dans les Passes, verte ou trouble, écumante et délicieuse.
Il y a le damier des parcs, mosaïque énigmatique vue du ciel dans le couchant.
Il y a l'ambre du cognac et le sucre du pineau ; et l'incarnat des vignes à l'automne.
Il y a, à l'horizon, le point d'exclamation de Cordouan, premier jalon vers l'Amérique.
Il y a la terre grasse et bonne des mottes de la Seudre et de l'Arnoult.
Il y a les aurores aux doigts de rose et les crépuscules de braise.
Il y a à chaque virage des chatons à pierres précieuses, ces villages aux merveilles romanes.
Il y a la navicule bleue de Marennes et la corne du petit gris, la moule de bouchot, la palourde des sables et le céteau qui ne pousse qu'ici.
Il y a l'oc et l'oïl qui s'épousent et s'entremêlent comme les eaux des fleuves et de l'océan.
Il y a notre langue que plus personne ne parle. Ou presque.
Il y a tant et tant d'Histoire accrochée à chaque caillou de Saintonge. Et tant de futurs.

Et puis il y a toi.

Alors comment ne pas faire partie de ces imbéciles heureux qui sont nés quelque part ?

- Didier Colus -







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